EN PROJET

La baleine 52 hertz

Projet de spectacle de théâtre documentaire, marionnettes et musique live.

Tout public

L’histoire :

En 1991, des scientifiques ont accès aux archives des hydrophones de l’armée américaine, des micros sous-marins placés dans l’océan pacifique destinés à espionner les submersibles soviétiques pendant la guerre froide. Du supertanker au sonar des cachalots, ils écoutent les sons parcourant les courants marins, parfois sur des milliers de kilomètres, dans ce qui était autrefois appelé paradoxalement « le monde du silence ». C’est alors qu’un son retient leur attention. Un chant.

Un chant. Pas comme celui de la baleine à bosses, très caractéristique par ses variations, mais plutôt comme celui d’un rorqual bleu ou rorqual commun – les plus grands des cétacés. Les rorquals émettent des sons entre 15 et 20 hertz. Le chant découvert cette année-là a une fréquence de 52 hertz. Beaucoup plus aigu que la norme.

Ce rorqual est le seul à chanter ainsi.

Et personne ne lui répond.

Surnommée « 52 Hertz », cette baleine n’emprunte pas les mêmes routes maritimes que ces congénères. Elle est considérée comme « la baleine la plus seule au monde ».

Est-elle la dernière représentante de son espèce ? Est-elle atteinte d’une malformation la rendant unique ? Est-elle un hybride, témoignant de l’apparition d’un nouvelle espèce ?

Deux expéditions ont été menées pour trouver 52 Hertz, sans succès, en 1997, puis en 2017. Comme si ces essais pour l’approcher, compromettant sa solitude, la rendait encore plus insaisissable. Voilà pour les faits. Le décor est planté.

A partir de là… la fiction commence :

En 2019, le capitaine Yonas, un ancien de la marine marchande, obsédé par cette baleine, a une vision : si des scientifiques, des êtres cartésiens et raisonnables, ont échoué à trouver 52 Hertz, alors seuls des fous peuvent la trouver. Des êtres comme elle, à part, qui marchent hors des routes, ou que les fêlures de la vie ont obligé à voir les choses autrement. Eux au moins pourront la comprendre. Yonas équipe alors un voilier –un bateau à moteur serait trop bruyant- et recrute un équipage de poètes, de marginaux, d’azimutés, de musiciens aux tendance chamaniques, et d’artistes en bout de courses. Ensemble, ils partent en expédition depuis la Colombie Britannique pour trouver la baleine, avec des méthodes bien à eux.

L’intention :

Cette histoire, basée sur des faits réels, est un prétexte pour explorer avec le public l’ampleur les fonds marins, dont nous ignorons presque tout. Comment la vie qui y est organisée bouscule nos certitudes ?

La mer constitue 70% de la surface de la terre, et nous n’en connaissons qu’à peine 3%. Des volontaires, engagés par la NASA, font quotidiennement des expériences pour se préparer à une possible expédition sur Mars, et nous savons à peine ce qui se passe à partir de 3000 mètres sous l’eau. Nous pouvons propulser une fusée de plusieurs tonnes dans la stratosphère, mais nous sommes encore incapables de suivre un cachalot en plongée ( descendre à 2000 mètres en 15 minutes, en même temps, c’est une belle performance).

A l’image de la baleine 52 Hertz, différente au point de fasciner de nombreux humains, le monde sous-marin bouscule nos certitudes. Et les certitudes, c’est bien de les bousculer de temps en temps, ça permet de changer de cap, et de voir de nouveaux horizons.

La scénographie :

Une installation simple, en théâtre d’objets, marionnettes et musique live.

A la fois poétique et drôle, cette quête se situera entre Moby Dick (Melville), La Vie Aquatique (Anderson) et La Longue Route (Bernard Moitessier).

L’équipe :

Ecriture et mise en scène Antoine Malfettes

Création et régie lumière : Sébastien Lucas

Composition et musique live : Stéphane Le Tallec

Aventurières

Projet de spectacle de théâtre documentaire, écriture fictionnelle basée sur des interviews.

Tout public

La genèse :

Avec le spectacle Héroïnes, sur la place des femmes dans l’agriculture et sur l’évolution de leur statut professionnel, nous avons voulu parler de l’invisibilisation des femmes dans notre société. Du travail que fournissent de nombreuses femmes sans forcément être considérées comme travailleuses.

Les rencontres fortes que nous faisons après les représentations d’Héroïnes, et lors d’ateliers de pratique artistique, nous amènent maintenant à nous poser la question de l’accessibilité des femmes à certains métiers.

L’intention :

Pourquoi certains métiers semblent encore réservés aux hommes ? Qu’est-ce qu’un métier d’homme ? Pourquoi, dans l’imaginaire collectif, vaut-il mieux être un homme pour effectuer certaines tâches ?

Pourquoi jusqu’en 2007, les femmes ne pouvaient-elles pas devenir patronnes de pêche comme leurs maris ou comme leurs pères et qu’en est-il aujourd’hui?

Pour aborder ce sujet, nous prendrons le large, et nous mènerons des interviews auprès de femmes marins-pêcheurs et patronnes de pêche.

Aventurières sera créé comme une conférence-spectacle, adaptable à tous types de lieux, autonome techniquement. Les voix des femmes accompagneront le public, pour tenter des briser les plafonds de verre.

L’équipe :

Ecriture et mise en scène : Antoine Malfettes

Ecriture, montages sonores et interprétation : Anne-Cécile Richard

Création lumière et régie lumière : Sébastien Lucas